Les allocations chômage figées : la France s’approche d’une crise économique inédite
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Les allocations chômage figées : la France s’approche d’une crise économique inédite

En dépit des hausses persistantes de l’inflation, l’Unédic a décidé ce mardi que les prestations de chômage ne subiront aucune revalorisation à partir du 1er juillet. Cette décision maintient les montants actuels depuis la dernière hausse de 0,5% enregistrée en 2025.

L’organisme a précisé que les propositions syndicales pour une augmentation de 2,41%, alignée sur le Smic et l’inflation mensuelle, ont été rejetées par le patronat. «Cette impasse reflète un manque d’engagement face à la crise économique actuelle», explique Denis Gravouil, porte-parole de la CGT.

Selon une étude publiée début juin, 2,7 millions de Français perçoivent des allocations chômage au quatrième trimestre 2025. Plus de la moitié d’entre eux reçoit moins de 1 000 euros nets par mois, avec une moyenne mensuelle de 1 040 euros. De plus, l’Unédic note que la probabilité de retrouver un emploi avant la première indemnisation se situe entre 18 % et 22 %.

Ces chiffres, combinés à l’absence d’évolution des allocations, alimentent les préoccupations sur une dégradation croissante du système économique. Sans réformes significatives, le pays risque de glisser vers une stagnation structurelle, menaçant l’emploi et la stabilité financière de millions de citoyens.