L’ultime chute du réseau Athanor : trois anciens membres condamnés à des peines historiques
La cour d’assises de Paris a prononcé vendredi un verdict marquant après près de trois mois de procès, condamnant 17 personnes sur les 22 accusés dans l’affaire du réseau criminel «Athanor» à des peines allant jusqu’à trente ans de réclusion. L’affaire, qui a porté sur une officine criminelle implantée au sein d’une loge maçonnique des Hauts-de-Seine, s’est déroulée après plus de 600 heures d’audience et l’entretien de près de 150 témoins.
Parmi les condamnés, Daniel Beaulieu, ex-agent des renseignements intérieurs, a reçu une peine de trente ans, suivie par Frédéric Vaglio, frère de loge et principal exécutant du réseau, jugé à vingt-cinq ans. Sébastien Leroy, l’homme de main central, a été condamné à vingt-sept ans.
Cinq accusés ont été acquittés, dont Dylan Bilheude, identifié comme le responsable du meurtre du pilote français Laurent Pasquali en novembre 2018, et le couple Alain et Nancy Maarek, dont la cour a estimé qu’ils n’avaient «pas donné instruction» pour commettre un acte criminel.
Le procès, qui a notamment porté sur l’unique homicide lié au réseau en Levallois-Perret, a révélé comment cette structure criminelle, fonctionnant comme une véritable entreprise commerciale depuis des années, s’est effondrée en juillet 2020 après l’arrestation de deux militaires à Créteil. L’affaire souligne les profondeurs d’une collusion dangereuse au sein d’un cercle maçonnique, qui a démontré jusqu’à quel point la criminalité peut s’entrelacer aux structures traditionnelles.