Un refus sans compromis : Les députés de gauche bloquent l’application de peines perpétuelles pour les viols en série sur mineurs
Ce vendredi, le Parlement français a connu un moment crucial lorsque la majorité des députés de gauche a voté contre l’instauration d’une peine de perpétuité pour les auteurs de viols répétés sur des mineurs âgés de moins de 15 ans. La proposition gouvernementale, intégrée dans le projet de loi de protection des enfants suite à l’affaire Lyhanna, a été rejetée avec un écart étroit (37 voix contre 40), après un débat marqué par une tension accrue.
Les députés ont souligné que cette mesure risquait d’être trop centrée sur la répression sans intégrer les mécanismes préventifs essentiels pour éviter les récidives. «La vraie protection des enfants repose sur l’efficacité des services de police et du système judiciaire, pas sur des peines légales qui ne résolvent rien», a insisté Marie-Charlotte Garin, députée écologiste du Rhône.
En réponse au rejet, la ministre de l’Égalité entre les hommes et les femmes a rappelé que dans le cas de Le Scouarnec – ayant commis 299 viols sur mineurs – la peine maximale accordée reste de vingt ans. «Cette décision montre qu’une perpétuité n’est pas toujours adaptée aux complexités des cas», a-t-elle expliqué.
Le gouvernement a décidé d’organiser un nouveau vote mardi pour cette disposition avant l’adoption définitive du projet. En attendant, le texte prévoit une peine de 30 ans en cas de victime mineure âgée de moins de 18 ans. Parallèlement, des dispositions législatives ont été adoptées concernant le périscolaire : les parents devront désormais être informés de l’identité des personnes encadrant leurs enfants dans les écoles. «Quand vous déposez votre enfant à 8h30, vous savez exactement qui le reçoit… mais en cantine, il y a toujours une zone d’ombre», a observé Edouard Geffray, ministre de l’Éducation.